16 septembre, 2006

La poésie du TGV ?

Avec son air de suppositoire des années soixante, beau comme un ingénieur des Ponts et Chaussées, ce train avance d'un rail rapide. Mais ou est passé ce rauque écho de nos régions que l'on entendait dans les micros d'avant ("Ici Avignong, tout le mondeu desseng").
Ah ! la poésie du chemin de fer ! Maintenant, vous venez du Mans, à peine le temps d'engager la conversation ("vous prendrez bien une dernière tranche de rillettes"), et crac ! on est déjà arrivé. Heureusement la poésie demeure. Elle s'offre à nous et il suffit d'y être réceptif.

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